OSIRIS. La Renaissance d’un Chacal, un Monstre sur le Plateau, son Alter. Psychose

SUR LA ROUTE DU CINÉMA Par Dan Albertini

  • OSIRIS. La Renaissance d’un Chacal, un Monstre sur le Plateau, son Alter. Psychose

Vodou. Les Ayisyens ont pris l’habitude de ramasser des éléments culturels pervers pour les intégrer, prétextant les connaître depuis l’Afrique endogène. Cela a un coût. C’est le fond de ce film : OSIRIS. Il dévore des dieux sur l’île. L’inquiétude gagne, d’où le Dr. MAM là-bas.

Osiris de l’Egypte des bas-reliefs a un alter. L’histoire débute à Montréal. Un homme, Hoomanou se croit gnostique, relate des autoscopies. Avide de sensations mystiques, il peint un cobra sur la tête de Sarae, l’assimilant au vodou ayisyen pourtant dahoméen. Infiltration.

C’est le contexte d’une rencontre aboutie. Un Égyptien du Nil nubien remet à Xtraddha un petit coffret trapézoïdal noué de ficelles cirées. Xt l’accueille dans un élan à saveur endogène, fonce rapidement en voyage, Serj Geovein l’accompagne. Ayiti, on est en 1999, le nouveau millénaire bouscule celui sortant. Avide d’espoir.

L’un dans le but d’en mesurer la force endogène, s’y installer, l’autre, revenir à Montréal, l’ambition d’en profiter. Se bâtir une nouvelle réputation, une autre ambition après son échec politique.

Un avatarisme de croisement exogène va naître.

Treize jours passèrent, une autre ambition s’annonce. La mère d’Exhant ne comprend ce qui se passe dans ses pensées. Elle le croyait universitaire, une vague dahoméenne l’emporta. Non miraculeusement mais par avion, vers lakou souvenans près d’une grande vallée en Ayiti. Exhant qui devait se métamorphoser en Nnhou-Kahb ne connaissait le pacte conclut avec Ab’dhou.

Mais, pour se démontrer déterminé endogène, rencontrant Serj d’abord, Xt par influence, se résuma aux propos de Serj qui voulait précipiter l’affaire afin de retourner rapidement à Montréal. Remit la valise d’Xt à son insu à une prêtresse appelée Zoule.

Ainsi, un petit coffret égyptien lassé atterrit à Souvenans. La guerre des dieux éclate alors pour la première fois au pays. Le contenu du coffret. Un bruit aigu, l’œuf de lézard est écrasé par un homme possédé pendant une nuit sans lune. À l’ombre des chandelles, personne ne le vit, il en sortit. Un temps passa.

Depuis la nouvelle circule : un dieu à tête de chacal se déchaîne sur ses pairs endogènes. Corps d’homme mince, au long tibia et bras de chacal. Il mord au cou. Son alter, l’échine plutôt longue, patte courte. Il se muterait en long chien, quand il mord à la jambe pour s’esquiver comme un cobra.

Des adeptes possédés portent une profonde morsure à la jambe gauche car les autres dieux les abandonnent une fois la bataille engagée. Fait réel ou imaginaire, c’est le drame à Souvenans. Le Dr MAM arrive avec Dr Pierr en renfort.

Un spécialiste égyptologue contacté par l’ancien président de plus en plus inquiet, croyant à un sortilège hérité de ses pratiques politiques, le met en contact avec un neuroanthropologue. Le Dr MAM croit que l’homme chacal n’est autre qu’OSIRIS. Indomptable devant les autres dieux, il les mord souvent à hauteur de la jambe gauche. C’est la crise. La nature dahoméenne serait impuissante face à ce dieu exogène mutant sans rituel qui n’apparaît qu’en pleine transe. Il connaît la chaleur, connaît le froid, connaît la tombe.

Si la caméra ne montre Osiris double ou Marinette blessée, Dr. MAM affirme que l’image perçue dans la transe est réelle, existe. La littérature le dévoile. La notion appartient à celui qui a vu le film. Aucune salle n’accepte plus de le passer. Psychose sur l’île. C’est normal, le dernier message avant le bip (3) final du film, n’est pas entendu. Une voix nous dit : «Il faut chasser Osiris par le cinéma». Je présume haïtien, naissant. Pierr croit le film nécessaire car «trois cent-sept fois», dit-il pour enlever le fétiche. Osiris ne serra plus après la dernière.

  • Merci d’y croire !

Cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 3 décembre 2014 VOL. XXXXIV – No. 49, New York et se trouve en P. 8 à :