La Série des Grands Procès de l’Histoire ou le Mal Être d’un Retard Annoncé

DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET SOCIÉTÉ Par Dan Albertini

  • La série des Grands Procès de l’histoire ou le mal être d’un retard annoncé

Entre (). Les Dominicains d’origine haïtienne en RD, les nazis ont frappé par la Cour Constitutionnelle. Aucune organisation internationale n’aurait toléré un seul de ces jours nazis, contre les Juifs, même en Iran ou à Cuba. La RD doit être sévèrement sanctionné pour son acte. Purement et simplement. Ne pas agir impérativement est une faute grave. Fin de ().

Un retard annoncé. Ce n’est pas une gamme, c’est que j’ai écrit à l’intention d’un ancien homme politique haïtien, la semaine écoulée. Sachant pertinemment qu’il observerait un profond mutisme. Choqué par la réalité ou embarrassé ? Question : quelqu’un avait-il dit que si nous n’allons pas, politiquement, par << la série des grands procès de l’histoire >>, de façon officielle et collective, pour les besoins républicains, que nous ne pourrons faire face à la notion de << l’économie du droit >>… ? Commentaires – Je suis arrivé à une conclusion en 2007. Deux notions particulières et distinctes allaient nous interpeller : l’Histoire serait dissymétrique avec l’économie du Droit. Je me suis personnellement définitivement résolu à agir autrement et en processus accéléré, après janvier 2010. Notre Histoire nous proposait des ajustements et des réparations stratégiques, tandis que notre Droit nous dévoilait une économie relative défaillante, assise sur une coulisse sans frein. Je me résume, la faiblesse de l’un devrait s’instrumenter par la force de l’autre, de l’Histoire. Ce pourquoi je dis retard aujourd’hui.

Histoire et ajustements. Haïti avait pénalisé la femme depuis la création de l’Etat en 1804, elle l’avait exclue de la régence. Peu importe la ou les raisons évoquées, l’intelligence de la libération du Noir interdisait impérativement la violation de ce droit. Une révolution ne s’impose des limites qui pénalisent par exclusion. La pénalité découlait d’un principe, la discrimination. Survolons. 1987, la Constitution a réparé hors de tout doute, la magistrature suprême devenait accessible par suffrage universel direct à la femme. 2010 nous appelait donc à corroborer par le pacte électoral. Inscrire définitivement cette réparation par un ajustement. J’ai alors proposé à travers les colonnes de Journal PAMH, de Réseau HEM International et ailleurs, un deal. Mirlande Manigat. Non pas pour son intelligence, ni pour un programme plus élaboré. Deux raisons essentielles. D’une part, nous aurions franchi ce pas historique de la réparation républicaine. D’autre part, là j’emprunte le terme ‘’économie’’ pour l’aspect du Droit, nous aurions fait de l’épargne dans l’Histoire avec tous ces détours étourdis. Nonobstant que le retour vers le point ‘’zéro’’ est malgré tout engagé, mais nous aurions été en accéléré, avec un fardeau de moins, la conviction engagée. Le fait n’est à ce stade-ci de regretter ce passage retardé, mais de constater que les doutes émis parallèlement sur les capacités de Martelly v/s cette réparation qui serait désormais un ajustement consumé, sont justifiés. Martelly était un risque évitable, une déviation désolée, je suis stricte à ce sujet. Martelly ne couve aucun génie des investissements observés en Haïti, c’est l’œuvre d’une part, des efforts engagés par la Communauté Haïtienne Internationale, et les effets du challenge Petrocaribe. Martelly n’est pour moi cet illuminé que l’on fabrique, il est ce drogué que lui-même a présenté à travers cette interview avec Roselin Jean. Comparez les esclandres du maire de Toronto au Canada, pour une affaire de consommation illégale de drogue dure, ou, celle de l’ancien ministre québécois éclaboussé par son propre aveu. Même affaire, il y a forcément un milieu criminel impliqué. Si la faute de la gestion politique revient au Président Préval, celle électorale revient au peuple qui l’a voté et à ceux qui, dans la politique n’ont pas, en terme de résultats, fait leurs devoirs. Donc, retard annoncé.

Histoire et réparations stratégiques. De ce fait, je savais pertinemment que si ce retard nous rattrapait, nous devrions nous saisir rapidement de l’occasion de l’Euphorie post électorale pour lancer le processus des réparations stratégiques. La série des grands procès de l’histoire. Le Parlement le savait-il par la voie de Rony Gilot, secrétaire parlementaire à l’époque ? Je l’avais entretenu depuis sa visite de fonction, à Genève en 2010. Et, rappelé à mon arrivée à New York en 2011. Ce n’est pas un reproche mais un rappel nécessaire. L’histoire a toujours ses témoins. C’était en effet un rattrapage préventif pour ce qui risquait de surgir par la suite, nous prendre par défaut. J’avais à l’esprit, mes énoncés sur le besoin de rapatrier tous les exilés, de manière à éprouver l’Etat haïtien, la diplomatie onusienne, la société haïtienne. Je me l’accorde sans prétention, car, contrairement à ce que craignait la tension politique et diplomatique non avisée, Duvalier et Aristide actent depuis lors. Basta ! L’histoire d’Haïti est dans les faits, l’évincement du génie du Code noir et cela veut dire une chose importante. La rage du perdant qui allait, s’il n’était condamné, comme les Juifs l’ont rigoureusement fait avec les Nazis, ressurgir, torpiller la vérité. Le Parlement haïtien aurait dû prendre acte à cet effet. Mes informations me permettent de croire que le président de la Chambre basse de l’époque, Saurel Jacinthe aurait été briefé, mais se serait avéré sourd, inconséquent. Celui-ci avait-il des rapports particuliers après sa vie washingtonienne, ou, trop occupé à gérer ses nouveaux rapports avec sa fille naturelle vivant au Canada ? Désolé, il avait oublié qu’il était un élu à double chapeau républicain. Quelle importance ? Lisez donc la réplique du président en fonction de cette même Assemblée, Jean Tholbert Alexis, au représentant américain qui accuse le Parlement d’improductivité, par une Diplomatie Megalo-Missourian coiffée d’espions. Tolbert Alexis avait compris l’objet de notre observatoire d’analyse sur l’homme à la droite de Simon Dieuseul Desras. C’est-à-dire lui-même président de la Chambre basse. Haïti aurait pu s’épargner aujourd’hui avec une telle démarche, la honte de la faillite du Droit, faire mieux, un processus d’apprentissage, de réhabilitation honorable. C’est là le mal être de la série des grands procès de l’Histoire en retard, car l’économie du droit réclame.

Droit et économie défaillante. L’exercice du droit était de ce fait, un risque de dérapage majeur pour la politique haïtienne. L’Etat n’était pas mal outillé, mais pas du tout outillé pour une telle gestion institutionnelle dite démocratique, mais je crois de préférence historique. Le fondement du Droit dans un état souverain, ne peut laisser vacant l’origine de sa naissance, de son essence. Le Droit haïtien ne saurait être en ce sens, seulement institutionnelle si cette institution ne s’inspire de notre grande Histoire. Question de droit fondamental : comment s’asseoir avec l’ambassadeur français, sans complexe ni contentieux, en terme de priorité, de philosophie, et ne pouvoir s’asseoir, discuter avec un ancien président haïtien dénoncé par la clameur publique ? Il y a là un profond paradoxe qui ne nous fait honneur. Dispensons des détails sur Kissinger dans la considération du Communisme en Haïti. N’importe quel criminel haïtien se trouvera malheureusement une excuse dans sa conscience mais, aussi macabre soit-elle, elle ne dépassera ni le Code noir, ni la pensée Kissinger. Je savais aussi que l’économie du Droit ne nous permettrait d’argumenter nos débats judiciaires fragiles, du fait des conséquences de nos inconséquences. Si nous ne pouvions nous soustraire aux droits du justiciable, nous devrions par contre les lui assurer. Haïti s’en est évadée. Je maintiens que le principe de l’économie du Droit qui consisterait, non seulement à pouvoir financer nationalement la justice haïtienne sans en céder des parts de souveraineté, d’autant plus que certains faits sont détenus par des états ou des institutions étrangères, mais aussi par le fait que les procès n’aboutiront jamais dans les sens d’un enrichissement de la justice haïtienne en faveur des futurs répondants. Citons les faits avérés de violation de l’instruction dans l’affaire du juge Jean Serges Joseph, en plus de l’amalgame provoqué par le Président de la République lui-même. Une fois de plus, retard et mal être.

Droit et coulisse sans frein. C’est ainsi que nous nous retrouvons conjointement assis sur un baluchon souillé en terme de Droit. Des commissaires font la chose là où ils mangent. D’autres institutions doivent s’en mêler sur la base d’un balai préventif, loin de leur rôle idéal. Le Parlement s’est expliqué en ce sens, mais la situation demeure confuse, donc insuffisant et sans solution finale impérative. Le mal être devient encore plus profond. Retard.

Revenons à la question initiale posée à cet ancien homme politique. L’intérêt ne serait de savoir qui l’avait dit, mais pourquoi le lui aurait-on dit. C’est important. Car, la question a une extension. Quelqu’un d’autre ou, le même personnage, n’avait-il pas dit : << nous verrons les choses de notre vivant >>, quant au << besoin d’association des faiseurs de liberté >>, << par le retour de tous les exilés >>…? Cette précision est importante. JBA et JCD sont effectivement revenus au pays et, quid de violence annoncée ! L’observatoire.

Poursuivons avec la communication. Etait-ce un rêve ou une vision politique, de dire : << l’avenir économique d’Haïti se bâtira désormais par le biais d’un pilier de l’industrie du loisir, soit par le carnaval et par ses dérivés, décentralisé et itinérant à travers le pays >>, << par l’inclusion régionale et internationale des pays amis et participants >>…? La vision n’est entièrement partagée mais les faits sont là. Plus loin encore : << que l’exercice électoral qui consiste en un vote = une voix, est purement arithmétique et, qu’il fallait négocier les candidatures comme le retrait de certaines candidatures >>…? Avant trop tard ? Admettons-le en retard car il est tard. << Que certains planifient l’occupation de la République d’Haïti, pour une question de revanche historique. Et, que si nous ne faisions pas attention… >>…? Non seulement la déclaration de Washington interpelle mais l’ignominie de la Cour Constitutionnelle RD est un signe avant-coureur qu’il faut stopper par des sanctions internationales sévères. Israël ne l’aurait jamais tolérée de n’importe quel autre état. Conventions à l’appui.

Je poursuivais. Si et seulement si, tout cela est vrai, où en sommes-nous aujourd’hui ? Je persiste et signe, si nous ne faisons pas attention, alors que nous sommes sur le chemin du retour vers le point Zéro, afin de progresser vers le point UN, tout risque de s’effondrer, faute d’une alliance stratégique nationale. Haïti a besoin de tous ses enfants. Rassemblés. Cependant, je ne crois pas à la chance mais aux efforts conjugués.

Le mal être. Martelly est peut-être celui qui a compris la nécessité de l’axe de l’économie du loisir comme industrie, via le fait carnaval comme organisation internationale disponible. Que faisons-nous alors ? Vite, il faut répondre, non sur le passé, mais sur le futur présent. Quand je parlais de la nécessité de réaliser une plateforme numérique de communication connectée en boucle intercontinentale sur la base de la Géographie Cybernétique que je développais, en effet Rony Gilot avait manifesté un intérêt. Un autre article démontrait que la notion de Safe Numeric Cloud utilisée par Fombrun-Geoffrion-Vision MIS pour Martelly en élection, dépassait peut-être les Parlementaires mis sur écoute ou le CEP de l’époque en terme logistique, mais que nous étions tous sur écoute par une stratégie américaine qui vous facture et vous contrôle. La Suisse elle-même équipée et outillée, n’avait pas compris quand en 2006 nous réalisions un reportage sur l’économie mondiale en faillite en disant que le secret bancaire suisse était filtré par NY et Washington, mais que l’économie Américaine allait s’effondrer aussi par la faute du crédit comme notion de faux monnayeur. Qu’en est-il aujourd’hui ? Autre projection. Israël a en effet attaqué la Syrie qui à nos jours, n’a pas su répondre malgré la Russie et la position Petrocaribe pétion-Villoise, tel que prévu. Nous souffrons depuis, du mal être d’un retard annoncé qui nous appelle tous au devoir. lovinsky2008@gmail.com


cet article est publié par l’hebdomadaire Haïti-Observateur, édition du 6 nov. 2013 et se trouve en P.4